la « Big Society » : l’échec d’un modèle de transition fondé sur l’innovation sociale ?

Dossier et analyse documentaire – Août 2014

“The big society is a society in which individual citizens feel big: big in terms of being supported and enabled; having real and regular influence; being capable of creating change in their neighbourhood.”

What Is the Big Society?”, The Big Society Network

“We want to give citizens, communities and local government the power and information they need to come together, solve the problems they face and build the Britain they want. We want society – the families, networks, neighbourhoods and communities that form the fabric of so much of our everyday lives – to be bigger and stronger than ever before. Only when people and communities are given more power and take more responsibility can we achieve fairness and opportunity for all.”

Building the Big Society”, Cabinet Office, 2010

Quand on cherche à s’informer sur la Big Society en août 2014, on constate que la page qui lui était consacrée sur Gov.uk s’intitule désormais “Community and society” ; qu’il n’y a plus de mot-clé “Big Society” sur le site du Premier ministre David Cameron ; que le site du “Big Society Network” est désactivé depuis le 1er août au profit d’une seule page, un long plaidoyer sur l’usage des fonds publics et des donations attribuées à cette organisation non lucrative… 5 ans après être apparue en fanfare dans le débat politique britannique, la “Big Society” sent visiblement le soufre. Pourtant, à y regarder de près, les idées qui l’inspir(ai)ent viennent de loin et d’une grande diversité d’horizons ; elle a donné naissance à des réalisations solides, à côté d’échecs marquants ; et la Big Society n’a pas disparu des esprits, y compris à gauche, y compris hors du Royaume-Uni.

Pourquoi cette survivance ? Sans doute parce qu’à notre époque de techniciens de la gouvernance, il s’agit probablement d’une des rares tentatives contemporaines de fonder un programme politique complet sur une architecture philosophique et morale – qui plus est, empruntée tant à la gauche qu’à la droite, et enracinée tant dans les traditions politico-religieuses anglo-saxonnes, que dans les cultures alternatives du community organizing, de l’empowerment et bien sûr, de l’internet.

C’est pourquoi il paraît nécessaire de s’y intéresser dans le cadre d’une prospective des “transitions”.

Dossier intégral à consulter en Google Doc (accessible à tou·tes) >>
SOMMAIRE

1. Modèle contre modèle : “Société providence” contre “Etat providence”

Formuler une réponse (conservatrice ?) à la “crise de l’Etat Providence”

Une construction philosophique cohérente – ou deux

2. La Big Society en pratique

Des promesses largement suivies d’effets, sinon de résultats

Des résultats globalement décevants

En termes d’empowerment des communautés locales

En termes d’ouverture des services publics

En termes d’action sociale

Pour la société dans son ensemble

3. Quel est l’héritage de la Big Society ?

Qu’est-ce qui a manqué ?

Un manque de conviction

Une contradiction interne majeure

Une mauvaise compréhension de l’état de la société

Une insuffisance “cognitive” ?

Une idée qui bouge encore

Des réussites incontestables et sans doute durables

Une idée qui retrouve de l’écho à gauche

L’innovation sociale comme chemin vers le bien commun, la Big Society sans le nom ?

Bibliographie sommaire

 

 

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