The Battle of Imagination: Where Does Europe Fit In?

Historically, competition between states has promoted a degree of development in terms of technical progress. It has also been the source of intense antagonism, which in the 20th century plunged Europe into the chaos of the World Wars. The European Union was therefore built more on a desire for peace than on a sense of community.

Now more than ever, this promise of peace represents a foundation of the European framework. However, is this promise the only future narrative we can offer to the citizens of Europe? What is our dream for Europe? Must we abandon the ideal of European unity in order to imagine other possibilities? What do we desire for the future of this Europe? What shared imagination do Europeans want to work towards so as to envisage a desirable future? Meanwhile, on an international scale, major and competing transnational narratives are now at play: between the “American dream” and “Chinese miracle”, how can Europe develop its own great narrative, one true to its values?

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Prendre le temps d’imaginer, avec Daniel Kaplan et Catherine Dufour

« Pour espérer préparer le fameux “monde de demain”, il faut d’abord l’imaginer. C’est ce que pense le prospectiviste Daniel Kaplan qui, dans cet épisode, nous parle de la nécessité de passer par l’imaginaire pour pouvoir mieux anticiper et construire notre avenir. Un travail d’imagination comme le font les auteur.es de science-fiction comme Catherine Dufour, qui nous raconte à son tour comment elle pense le futur à travers ses histoires. Ensemble, ils nous donnent les clés pour composer de nouveaux récits qui laissent la place à des lendemains désirables. »

Designer pour des imaginaires désirables: pièges et défis

Contribution (écrite et vidéo) à l’exposition « Sens Fiction », présentée lors de la manifestation Lille Capitale Européenne du Design, 2020.

Sens Fiction

« Le design peut sans difficulté produire des imaginaires désirables qui n’engendrentrien de désirable. Pour aller au-delà, il a besoin d’une nouvelle éthique, elle-même inscrite dans une vision politique. Il s’agit de prendre conscience des responsabilités qui accompagnent la puissance de cette pratique, mais pas seulement, parceque tout le monde aujourd’hui se dit responsable. Il s’agit de questionner les fins, de coproduire (en situation et avec les parties prenantes) d’autres fins, tout en maîtrisant le chemin pour éviter l’éternelle récupération marchande, et tout en laissantle champ ouvert aux appropriations et réutilisations. Il s’agit de se libérer des commanditaires sans pour autant travailler hors sol. »

Le texte et la vidéo sur le site de l’exposition >>

« Ouvrir les imaginaires », interview sur Sismique

album-art« Daniel Kaplan fait comme beaucoup le constat que nous sommes collectivement démunis face à la nature et à l’ampleur des transitions à venir, notamment celles que les transformations écologiques et les défis écologiques nous promettent. Pour trouver des solutions, il nous faudrait avant tout faire appel à l’imagination, à notre capacité à inventer des histoires, comme nous l’avons toujours fait pour appréhender le réel et nous projeter dans l’avenir.

D’autres futurs sont possibles, à condition que l’on se donne d’abord la peine de les imaginer… »

Ecouter l’interview sur Sismique >>

Vidéo : les nouvelles frontières de la prospective

Dans le cadre du Forum des futurs 2018 organisé par Futuribles, 4 interventions de  Bruno Hérault, chef du Centre d’études et de prospective du ministère français de l’Agriculture et de l’Alimentation ; Riel Miller, directeur du programme Littératie du futur à l’Unesco ; Daniel Kaplan, université de la Pluralité ; et Cécile Wendling, directrice de la prospective du groupe Axa.

 

L’entreprise du futur est-elle une « entreprise » ?

Intervention du 14 février 2018 dans le cadre du séminaire sur l’entreprise du futur, organisé par Télécom École Management, IMT Atlantique et Mines Saint-Étienne dans le cadre du projet de recherche « Industry without borders ».

Synthèse :

Sommes-nous encore au début de la transformation numérique des entreprises, comme le laissent penser les discours sur l’intelligence artificielle, les plateformes, l’agilité et la « startupisation », l’économie collaborative, l’« industrie 4.0 »… ? Ou bien, au début de la période de désenchantement, qu’expriment l’inquiétude sur l’emploi face aux robots, la financiarisation, l’uberisation et la précarité, l’intrusion dans la vie privée, l’opacité des algorithmes (parfois pour leurs concepteurs eux-mêmes), ou encore l’irresponsabilité fiscale, sociale et écologique de nombreuses grandes entreprises ? Les deux, sans doute. Nous suggèrerons que, depuis des décennies, le numérique est à la fois l’outil et la source d’une transformation majeure : à savoir, la séparation fonctionnelle (et souvent organisationnelle) des composantes qui formaient ensemble ce qu’on désignait par entreprise – un dispositif de production et de commercialisation, un lieu et une communauté de travail, un espace de projets et d’innovation, etc. Il nous faudra probablement repenser en profondeur l’idée d’entreprise, voire forger de nouveaux mots.