Interview: Design, and mobilising and rejuvenating future imaginaries

For the Speculative Edu community and website, James Auger talks with Daniel Kaplan about the Plurality University initiative and design’s relation to future imaginaries.

« Dystopias are easily crafted (just push one characteristic of today’s world to an extreme), while utopias need to rethink a lot of things – meaning that probably, dystopias and utopias are not exact opposites… »

(…)

« Fiction helps to broaden the initial set of thinkable futures from which public debate or decision-making will start (imagine if the preparation for COP32 started with a much, much broader set of stories to pick from); it has the potential to “shift expectations” (I took that from an artist whose name I’ve forgotten), creating a different kind of public opinion pressure; it provides spaces for mental simulations of different alternatives, that allow for more complex thinking than, say, “models”, and that take subjectivity into account, allowing people to project themselves into it rather than thinking about it in abstract ways; it provides spaces for discussion where nobody can be said to “know” … »

Read the full interview >>

 

Designing for desirable visions: pitfalls and challenges

A written contribution to the « Sens Fiction » exhibition that took place in Lille in 2020.

« Design can easily produce desirable imaginary visions that concretely engender nothing desirable. To go beyond this, it needs a new philosophy, which itself would be part of a political vision. It’s about awakening to the responsibilities that accompany the power of this practice, but not simply this, because everyone these days says that they are responsible. It’s more about questioning the outcomes and co-producing other outcomes (in a real situation, with the stakeholders involved), while mastering the path forward, to avoid the eternal commercial take-over, and leaving the field open to appropriations and re-uses. It’s about liberating the field from its sponsors, without working far beyond its purview. »

Read the full text >>

The Battle of Imagination: Where Does Europe Fit In?

Historically, competition between states has promoted a degree of development in terms of technical progress. It has also been the source of intense antagonism, which in the 20th century plunged Europe into the chaos of the World Wars. The European Union was therefore built more on a desire for peace than on a sense of community.

Now more than ever, this promise of peace represents a foundation of the European framework. However, is this promise the only future narrative we can offer to the citizens of Europe? What is our dream for Europe? Must we abandon the ideal of European unity in order to imagine other possibilities? What do we desire for the future of this Europe? What shared imagination do Europeans want to work towards so as to envisage a desirable future? Meanwhile, on an international scale, major and competing transnational narratives are now at play: between the “American dream” and “Chinese miracle”, how can Europe develop its own great narrative, one true to its values?

The conference’s webpage >>

Prendre le temps d’imaginer, avec Daniel Kaplan et Catherine Dufour

« Pour espérer préparer le fameux “monde de demain”, il faut d’abord l’imaginer. C’est ce que pense le prospectiviste Daniel Kaplan qui, dans cet épisode, nous parle de la nécessité de passer par l’imaginaire pour pouvoir mieux anticiper et construire notre avenir. Un travail d’imagination comme le font les auteur.es de science-fiction comme Catherine Dufour, qui nous raconte à son tour comment elle pense le futur à travers ses histoires. Ensemble, ils nous donnent les clés pour composer de nouveaux récits qui laissent la place à des lendemains désirables. »

«Seule l’imagination peut nous permettre de dépasser le mur de la singularité technologique et de l’effondrement»

Il arrive que des intellectuels, des hommes politiques, après avoir longtemps expérimenté sur le terrain et accompagné les processus d’innovation, finissent par faire un même constat : la transformation de nos modèles de société dépendrait moins d’un sursaut technologique ou décisionnel que d’un travail volontaire et plus affirmé sur nos imaginaires.

Aux côtés de Rob Hopkins, dont les thèses ont été à plusieurs reprises abordées dans ce numéro, c’est le cas de Daniel Kaplan, co-fondateur de la Fondation Internet nouvelle génération (FING) au début des années 2000 et de l’Université de la pluralité en 2019, dédiée à cet enjeu. Nous avons ainsi souhaité conclure ce numéro par ce grand entretien à propos de l’enjeu à la fois critique et déterminant du développement de nouveaux imaginaires pour les générations actuelles et au sein même de l’action publique.

L’entretien sur le site d’Horizons Publics (accès abonnés) >>

Introduction au dossier « Les nouveaux imaginaires de l’action publique territoriale » (pdf) :

Designer pour des imaginaires désirables: pièges et défis

Contribution (écrite et vidéo) à l’exposition « Sens Fiction », présentée lors de la manifestation Lille Capitale Européenne du Design, 2020.

Sens Fiction

« Le design peut sans difficulté produire des imaginaires désirables qui n’engendrentrien de désirable. Pour aller au-delà, il a besoin d’une nouvelle éthique, elle-même inscrite dans une vision politique. Il s’agit de prendre conscience des responsabilités qui accompagnent la puissance de cette pratique, mais pas seulement, parceque tout le monde aujourd’hui se dit responsable. Il s’agit de questionner les fins, de coproduire (en situation et avec les parties prenantes) d’autres fins, tout en maîtrisant le chemin pour éviter l’éternelle récupération marchande, et tout en laissantle champ ouvert aux appropriations et réutilisations. Il s’agit de se libérer des commanditaires sans pour autant travailler hors sol. »

Le texte et la vidéo sur le site de l’exposition >>

« Ouvrir les imaginaires », interview sur Sismique

album-art« Daniel Kaplan fait comme beaucoup le constat que nous sommes collectivement démunis face à la nature et à l’ampleur des transitions à venir, notamment celles que les transformations écologiques et les défis écologiques nous promettent. Pour trouver des solutions, il nous faudrait avant tout faire appel à l’imagination, à notre capacité à inventer des histoires, comme nous l’avons toujours fait pour appréhender le réel et nous projeter dans l’avenir.

D’autres futurs sont possibles, à condition que l’on se donne d’abord la peine de les imaginer… »

Ecouter l’interview sur Sismique >>

La fiction pour débattre de la prospective spatiale

« En juin 2018 s’est tenu le premier débat public et participatif autour de l’éthique de l’exploration spatiale, organisé par Space’ibles, l’observatoire de prospective spatiale du CNES (Centre national d’études spatiales). Futuribles s’est associé à l’exercice en alimentant la réflexion au moyen de courtes fictions présentant divers scénarios d’évolutions possibles dans le domaine spatial, n’ayant pas tous les mêmes conséquences sur le plan éthique. Daniel Kaplan, qui a menéa cet exercice, présente ici les différentes fictions proposées : « Mars à tout prix » ; « Les gardiens de l’espace » ; « Les Terriens d’abord » ; « L’embarcadère de l’arche spatiale ». Il montre également l’intérêt du recours à la fiction pour alimenter les débats relatifs à l’éthique de la conquête et de l’exploration spatiales. Enfin, il présente les premiers résultats de ce débat participatif et les suites qui pourraient en découler. »

Retrouver l’article dans la revue Futuribles >>

Daniel Kaplan, « La fiction pour débattre de la prospective spatiale – Point sur une expérimentation », Futuribles, n° 430, mai-juin 2019