Entreprendre en 2050 ?

imt_livreblanc_vf_webPostface au « Livre Blanc » de l’Institut Mines Télécom, « Entreprise du futur – Les enjeux de la transformation numérique » (ouvrage dirigé par Madeleine Besson)

 

Afin, comme on me l’a demandé, de considérer l’avenir de l’entreprise sous un angle un peu plus prospectif encore, il nous faut élargir la perspective au-delà de l’entreprise elle-même pour considérer le monde dans lequel elle évolue.

Pour répondre à une question du même ordre (« à quoi ressemblera l’entreprise de 2050[1] ? »), le prospectiviste Stowe Boyd fonde ses scénarios d’évolution sur les bifurcations possibles de trois tendances structurantes : la montée des inégalités et ses effets délétères sur le pacte social (mais pas forcément sur le financement de l’entrepreneuriat et l’innovation) ; le changement climatique et ses effets avancés (ainsi, peut-être, que les effets de stratégies ambitieuses destinées à le combattre) ; les développements de l’intelligence artificielle et de la robotique et ses effets sur l’emploi et le travail (qui dépendent cependant de la place que nous choisissons de leur laisser).

Les trois scénarios de Boyd méritent d’être lus et nous nous dispenserons de les résumer. Mais ils laissent affleurer quatre questionnements qui me semblent essentiels, et que la recherche ferait bien de s’approprier : sur l’avenir de l’entité « entreprise » elle-même, sur les apports contradictoires et ambigus du numérique, sur la persistance des conflits dans et autour de l’entreprise, et sur l’action d’entreprendre dans un monde fini.

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« Le numérique peut-il accélérer la transition énergétique ? »

« Le numérique est-il au service de la transition énergétique ? Force est de constater que non, pas toujours. Daniel Kaplan, cofondateur de la Fondation internet nouvelle génération (FING), propose des solutions pour améliorer le couplage de ces deux transformations technologiques et sociales. »

> Un article de Sarah Sermondadaz dans Sciences et Avenir, 18 novembre 2016

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Ouvrage collectif : « Numérique : reprendre le contrôle »

nrc_couv1ereEntre autonomie et souveraineté numérique, des témoignages éclairés :
Daniel Kaplan • Adrienne Charmet • Armony Altinier • Isabelle Falque-Pierrotin • Charles Schulz • Fabrice Rochelandet • Pierre-Yves Gosset • Primavera De Filippi • Michel Reymond • Christophe Masutti • Alain Damasio

Coordination : Tristan Nitot, Nina Cercy
Licence : CC-By-Sa
Première édition : novembre 2016, Framasoft (achat ou téléchargement gratuit selon les formats)

« L’extraction et l’analyse des données massives représente l’Eldorado des modèles économiques d’Internet. Pour une grande partie, ces données proviennent de chacun d’entre nous. Profilage, surveillance, contrôle : en utilisant une foule de services et de produits, gratuits ou payants, nous dévoilons toujours un peu plus nos intimités numériques.

Aujourd’hui, pouvons-nous encore contrôler nos données ? Est-ce à l’État ou aux citoyens de construire et défendre leurs souverainetés numériques ? Le logiciel libre permet-il de nous rendre autonomes et d’utiliser des outils respectueux de nos données personnelles ? Les réponses à ces questions sont parfois contradictoires.

Dans cet ouvrage, Tristan NITOT et Nina CERCY donnent la parole à plusieurs acteurs impliqués aujourd’hui dans le paysage numérique. Leurs arguments sont forts, issus de plusieurs points de vue. Une préoccupation principale : la confiance. »

L’administration numérique ne doit pas accélérer l’exclusion sociale

A l’occasion des Assises de la médiation numérique qui se tiennent le 23 et 24 novembre à Mende, en Lozère, le Conseil national du numérique (CNNum) pointe les effets d’exclusion sociale liée à une dématérialisation des services publics, sans accompagnement humain.

Tribune co-signée par Mounir Mahjoubi, président du CNNum ; Sophie Pène, Guy Mamou Mani, Amal Taleb, vice-présidents du CNNum ; Daniel Kaplan, Ghislaine Hierso, Nathalie Collin, Marc Tessier, Vivek Badrinath, Gael Duval, Antoine Petit, Véronique Torner, Emmanuelle Roux, Célia Zolynski, Najette Fellache, Patricia Langrand, Jacques Crémer, Carole Zisa-Garat, membres du CNNum ; Valérie Peugeot, ancienne vice-présidente du CNNum ; Michel Briand, ancien membre du CNNum ; Yann Bonnet, secrétaire général au CNNum ; Romain Delassus, rapporteur général au CNNum ; Camille Hartmann, Judith Herzog, rapporteur au CNNum.

> Lire l’intégralité sur Libération (22 novembre 2016)

Mégafichier : une centralisation «inutile et dangereuse»

793976-385987068_abb151327f_oUn décret a étendu aux cartes d’identité – soit environ 60 millions de Français – la numérisation et le regroupement des données biométriques. Dans une lettre ouverte à François Hollande, une trentaine de personnalités (élus, associatifs, chercheurs…) spécialistes des libertés et du numérique demandent sa suspension et la tenue d’un vrai débat public.

Lire l’intégralité sur Libération (17 novembre 2016)

Signataires : Philippe Aigrain, président et co-fondateur de la Quadrature du Net ; Godefroy Beauvallet, vice-président du CNNum ; Michel Billout, sénateur PCF ; Philippe Boucher, ancien journaliste, auteur de l’article «Safari ou la chasse aux Français», conseiller d’Etat honoraire ; Bertrand Couderc, président du Syndicat des avocats de France ; Jean-Marie Delarue, ancien Contrôleur général des lieux de privation de liberté ; Jean-Pierre Dubois, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme ; Françoise Dumont, présidente de la Ligue des droits de l’homme ; Laurence Dumont, députée PS ; André Gattolin, sénateur EE-LV ; Marie Georges, experte internationale numérique et libertés, notamment pour le Conseil de l’Europe ; Gaëtan Gorce, sénateur PS ; Joëlle Farchy, professeure à l’université Paris 1 ; Louis Joinet, magistrat, premier directeur de la Cnil ; Daniel Kaplan, Fondation Internet nouvelle génération (Fing), membre du CNNum ; Philippe Lemoine, président du Forum d’action modernités ; Catherine Morin-Desailly, sénatrice UDI ; François Pellegrini, professeur à l’université de Bordeaux ; Eric Peres, secrétaire général FO-Cadres ; Antoine Petit, PDG de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), membre du CNNum ; Valérie Peugeot, présidente de l’association Vecam ; Maurice Ronai, chercheur ; Alban Schmutz, vice-président en charge du développement et des affaires publiques d’OVH ; Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature ; Benoît Thieulin, co-doyen de l’Ecole du management et de l’innovation de Sciences-Po ; Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme ; Geneviève Vidal, présidente de l’association Creis-Terminal (Centre de coordination pour la recherche et l’enseignement en informatique et société) ; André Vitalis, professeur émérite à l’université Bordeaux-Montaigne, président du Centre d’études sur la citoyenneté, l’informatisation et et les libertés (Cecil).

Pour signer la lettre ouverte : tes-surveillance.wesign.it

Big data : « Partager le pouvoir des données… avec chacun d’entre nous »

5013805_7_ad9d_2016-10-14-3bf75a4-26085-lidtdn-zrlawqm2t9_a3112edbf7feef369fbd943473512cfcPour Marine Albarède, Manon Molins et Daniel Kaplan, de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING), il n’existe plus de bonne raison de ne pas partager les données personnelles, et le pouvoir qu’elles confèrent, avec les personnes qu’elles concernent.
> L’article dans Le Monde du 14 octobre 2016 (édition abonnés)
> Texte intégral :

Si les données (notamment personnelles) sont tellement utiles aux entreprises et aux administrations, pourquoi ne le deviendraient-elles pas aussi pour vous ? Et si, demain, vous aviez la possibilité d’accéder aux données personnelles qui vous concernent et de les utiliser vous-mêmes, pour accomplir des tâches qui comptent pour vous ?

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Transitions² : relier transition numérique et transition écologique, un vrai défi

« La transition écologique sait raconter son but, mais peine à dessiner son chemin.
La transition numérique, c’est le contraire.
Chacune a besoin de l’autre ! Et pourtant leurs acteurs évoluent trop souvent dans des sphères isolées, sans réaliser la puissance transformatrice qu’aurait leur convergence. »

t2 un an aprèsCette provocation écrite en juin 2015, à l’origine du programme Transitions², exprimait deux idées. En premier lieu, celle d’un lien entre ces deux grandes « transitions » contemporaines, écologique et numérique. Mais aussi celle de la difficulté d’une telle liaison, que nous allions éprouver à chaque étape.

Cette série de billets tente de faire le bilan de la première année de Transitions² : qu’avons-nous réalisé et appris, qu’est-ce qui a changé et surtout, que devrions-nous faire demain – et d’ailleurs, qui sommes-« nous », à qui appartient Transitions² et comment en faire une « maison commune » ? Cette question s’adresse bien sûr aussi à vous, qui lisez ce billet et (nous l’espérons) le suivant…

> La suite sur InternetActu
> Le second article : Transition², un an après (2/2) : pas de transition écologique sans intention

Ouvrage collectif : « Petits entretiens de la vie privée »

petitsentretiensviepriveePetits entretiens de la vie privée
Expérience quotidienne sur le web
Directeurs éditoriaux : Nathalie Grandjean, Claire Lobet-Maris, Perrine Vanmeerbeek
Presses universitaires de Namur | Univer’Cité, 2016

Experts interrogés : Serge Abiteboul (ingénieur), Pierre-Antoine Chardel (philosophe), Jean-Michel Cornu (ingénieur), Dominique Desjeux (anthropologue), Nicole Dewandre (ingénieure, philosophe), Cécile de Terwangne (juriste), Fanny Georges (sciences de la communication), Nathalie Grandjean (philosophe), Daniel Kaplan (économiste, sciences politiques), Claire Lobet-Maris (sociologue), Jean-Marc Manach (journaliste), Antoinette Rouvroy (juriste, philosophe), Serge Tisseron (psychanalyste, psychiatre), Sophie Vulliet-Tavernier (juriste, sciences politiques, sciences de l’information).

« Vivre et agir sur Internet demande de s’y dévoiler dans ses opinions, ses goûts et ses comportements … C’est à ce prix que nous existons sur les réseaux sociaux. Est-ce pour autant la fin de la vie privée ? En se focalisant sur l’idée alarmiste que la vie privée disparaît, nous ou­blions de nous poser les questions politiques essentielles de ce qui est en train de disparaître, et de ce que nous devons reconfigurer pour préserver notre vivre ensemble et notre développement per­sonnel. Loin des injonctions simplistes invitant chacun d’entre nous dans un combat d’arrière-garde à protéger ses données personnelles, ce livre apporte un éclairage essentiel sur ce qu’il nous arrive, mais aussi des réponses pragmatiques pour tracer les voies d’une ‘bonne vie’ sur Internet dans le respect des personnes et de la démocratie.

L’ouvrage est basé sur une série d’entretiens d’experts de différents domaines, de fins observateurs de la vie digitale. Chacun apporte un angle d’analyse, une manière d’envisager la société actuelle, sans langue de bois. Les différents points de vue permettent au lecteur de retrouver des prises pour comprendre le monde digital, mieux s’y repérer, et dès lors, développer davantage de capacités d’action. »