L’économie circulaire, projet technologique ?

couverture-recueilContribution aux
3e Assises de l’économie circulaire,
27-28 juin 2017

Dans son roman 2312, Kim Stanley Robinson imagine que le chemin d’évolution de l’Humanité passe par l’occupation et la « terraformation », sous des formes très diverses, de la quasi-totalité des planètes du système solaire (ou de leurs lunes). Les déplacements sur de longues distances se font dans des astéroïdes creusés, mis en rotation pour y créer de la gravité et transformés en écosystèmes autonomes, chacun avec sa thématique : champêtre, aquatique, désertique, etc.

La technologie-clé dans ce monde est celle de la création d’écosystèmes, une forme d’« écologie synthétique » comme il existe aujourd’hui une biologie synthétique. Ces écosystèmes sont tous autonomes, ils ne cherchent pas à croître mais à ne dépendre d’aucun autre apport extérieur que la lumière du soleil. La croissance se réalise en occupant de nouveaux espaces.

Bien évidemment, cette option ne nous est pas aujourd’hui accessible, même si l’on sait que plusieurs entrepreneurs qui ont fait fortune dans le numérique ont tourné leur regard vers l’occupation humaine de la Lune et de Mars. Mais le roman de Robinson, dont on connaît l’engagement écologiste, nous invite à réfléchir sur la relation entre la technologie et l’écologie, notamment telle qu’elle s’exprime dans les récits de l’économie circulaire.

Lire la suite »

Article « Faire converger les transitions numérique et écologique »

Article paru dans Responsabilité & Environnement, Annales des Mines, n° 87, Juillet 2017

« La transition écologique est un horizon incontournable pour nos sociétés, la transition numérique est, quand à elle, la grande force transformatrice de notre époque. La première sait raconter son but, mais peine à dessiner son chemin ; la seconde est notre quotidien, une force permanente de changement, mais qui ne poursuit pas d’objectif collectif particulier. L’une a le but à atteindre, l’autre le chemin à emprunter : chacune de ces deux transitions a besoin de l’autre ! Et pourtant, leurs acteurs évoluent trop souvent dans des sphères séparées, sans réaliser pleinement la puissance transformatrice qu’aurait leur convergence. 
Comment dès lors faire converger ces deux grandes transitions contemporaines ? »

Par Damien Demailly et Mathieu Saujot,  Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI), Renaud Francou et Daniel Kaplan, Fondation Internet Nouvelle génération (Fing)

> Télécharger directement l’article (.pdf)

Fing : 17 ans de liberté

Le 31 décembre 2016, j’ai cessé de diriger la Fing et passé le relais à Jacques-François Marchandise. Ce courrier pour remercier les membres, les amis, les partenaires et l’équipe de la Fing.

Quand je regarde le chemin parcouru depuis que nous avons créé la Fing, une chose me frappe d’abord : depuis 17 ans, nous sommes libres. Pendant ces 17 ans, la Fing a travaillé sur les sujets qu’elle a choisis et publié ce qu’elle a voulu. Elle a inventé ses métiers, ses activités, ses méthodes. Elle a respecté ses valeurs, à commencer par l’indépendance, l’ouverture, le caractère collectif et public de ses travaux.

Lire la suite »

Entreprendre en 2050 ?

imt_livreblanc_vf_webPostface au « Livre Blanc » de l’Institut Mines Télécom, « Entreprise du futur – Les enjeux de la transformation numérique » (ouvrage dirigé par Madeleine Besson)

 

Afin, comme on me l’a demandé, de considérer l’avenir de l’entreprise sous un angle un peu plus prospectif encore, il nous faut élargir la perspective au-delà de l’entreprise elle-même pour considérer le monde dans lequel elle évolue.

Pour répondre à une question du même ordre (« à quoi ressemblera l’entreprise de 2050[1] ? »), le prospectiviste Stowe Boyd fonde ses scénarios d’évolution sur les bifurcations possibles de trois tendances structurantes : la montée des inégalités et ses effets délétères sur le pacte social (mais pas forcément sur le financement de l’entrepreneuriat et l’innovation) ; le changement climatique et ses effets avancés (ainsi, peut-être, que les effets de stratégies ambitieuses destinées à le combattre) ; les développements de l’intelligence artificielle et de la robotique et ses effets sur l’emploi et le travail (qui dépendent cependant de la place que nous choisissons de leur laisser).

Les trois scénarios de Boyd méritent d’être lus et nous nous dispenserons de les résumer. Mais ils laissent affleurer quatre questionnements qui me semblent essentiels, et que la recherche ferait bien de s’approprier : sur l’avenir de l’entité « entreprise » elle-même, sur les apports contradictoires et ambigus du numérique, sur la persistance des conflits dans et autour de l’entreprise, et sur l’action d’entreprendre dans un monde fini.

Lire la suite »

« Le numérique peut-il accélérer la transition énergétique ? »

« Le numérique est-il au service de la transition énergétique ? Force est de constater que non, pas toujours. Daniel Kaplan, cofondateur de la Fondation internet nouvelle génération (FING), propose des solutions pour améliorer le couplage de ces deux transformations technologiques et sociales. »

> Un article de Sarah Sermondadaz dans Sciences et Avenir, 18 novembre 2016

sciencesetavenir_logo

L’administration numérique ne doit pas accélérer l’exclusion sociale

A l’occasion des Assises de la médiation numérique qui se tiennent le 23 et 24 novembre à Mende, en Lozère, le Conseil national du numérique (CNNum) pointe les effets d’exclusion sociale liée à une dématérialisation des services publics, sans accompagnement humain.

Tribune co-signée par Mounir Mahjoubi, président du CNNum ; Sophie Pène, Guy Mamou Mani, Amal Taleb, vice-présidents du CNNum ; Daniel Kaplan, Ghislaine Hierso, Nathalie Collin, Marc Tessier, Vivek Badrinath, Gael Duval, Antoine Petit, Véronique Torner, Emmanuelle Roux, Célia Zolynski, Najette Fellache, Patricia Langrand, Jacques Crémer, Carole Zisa-Garat, membres du CNNum ; Valérie Peugeot, ancienne vice-présidente du CNNum ; Michel Briand, ancien membre du CNNum ; Yann Bonnet, secrétaire général au CNNum ; Romain Delassus, rapporteur général au CNNum ; Camille Hartmann, Judith Herzog, rapporteur au CNNum.

> Lire l’intégralité sur Libération (22 novembre 2016)

Mégafichier : une centralisation «inutile et dangereuse»

793976-385987068_abb151327f_oUn décret a étendu aux cartes d’identité – soit environ 60 millions de Français – la numérisation et le regroupement des données biométriques. Dans une lettre ouverte à François Hollande, une trentaine de personnalités (élus, associatifs, chercheurs…) spécialistes des libertés et du numérique demandent sa suspension et la tenue d’un vrai débat public.

Lire l’intégralité sur Libération (17 novembre 2016)

Signataires : Philippe Aigrain, président et co-fondateur de la Quadrature du Net ; Godefroy Beauvallet, vice-président du CNNum ; Michel Billout, sénateur PCF ; Philippe Boucher, ancien journaliste, auteur de l’article «Safari ou la chasse aux Français», conseiller d’Etat honoraire ; Bertrand Couderc, président du Syndicat des avocats de France ; Jean-Marie Delarue, ancien Contrôleur général des lieux de privation de liberté ; Jean-Pierre Dubois, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme ; Françoise Dumont, présidente de la Ligue des droits de l’homme ; Laurence Dumont, députée PS ; André Gattolin, sénateur EE-LV ; Marie Georges, experte internationale numérique et libertés, notamment pour le Conseil de l’Europe ; Gaëtan Gorce, sénateur PS ; Joëlle Farchy, professeure à l’université Paris 1 ; Louis Joinet, magistrat, premier directeur de la Cnil ; Daniel Kaplan, Fondation Internet nouvelle génération (Fing), membre du CNNum ; Philippe Lemoine, président du Forum d’action modernités ; Catherine Morin-Desailly, sénatrice UDI ; François Pellegrini, professeur à l’université de Bordeaux ; Eric Peres, secrétaire général FO-Cadres ; Antoine Petit, PDG de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), membre du CNNum ; Valérie Peugeot, présidente de l’association Vecam ; Maurice Ronai, chercheur ; Alban Schmutz, vice-président en charge du développement et des affaires publiques d’OVH ; Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature ; Benoît Thieulin, co-doyen de l’Ecole du management et de l’innovation de Sciences-Po ; Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme ; Geneviève Vidal, présidente de l’association Creis-Terminal (Centre de coordination pour la recherche et l’enseignement en informatique et société) ; André Vitalis, professeur émérite à l’université Bordeaux-Montaigne, président du Centre d’études sur la citoyenneté, l’informatisation et et les libertés (Cecil).

Pour signer la lettre ouverte : tes-surveillance.wesign.it

Big data : « Partager le pouvoir des données… avec chacun d’entre nous »

5013805_7_ad9d_2016-10-14-3bf75a4-26085-lidtdn-zrlawqm2t9_a3112edbf7feef369fbd943473512cfcPour Marine Albarède, Manon Molins et Daniel Kaplan, de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING), il n’existe plus de bonne raison de ne pas partager les données personnelles, et le pouvoir qu’elles confèrent, avec les personnes qu’elles concernent.
> L’article dans Le Monde du 14 octobre 2016 (édition abonnés)
> Texte intégral :

Si les données (notamment personnelles) sont tellement utiles aux entreprises et aux administrations, pourquoi ne le deviendraient-elles pas aussi pour vous ? Et si, demain, vous aviez la possibilité d’accéder aux données personnelles qui vous concernent et de les utiliser vous-mêmes, pour accomplir des tâches qui comptent pour vous ?

Lire la suite »

Transitions² : relier transition numérique et transition écologique, un vrai défi

« La transition écologique sait raconter son but, mais peine à dessiner son chemin.
La transition numérique, c’est le contraire.
Chacune a besoin de l’autre ! Et pourtant leurs acteurs évoluent trop souvent dans des sphères isolées, sans réaliser la puissance transformatrice qu’aurait leur convergence. »

t2 un an aprèsCette provocation écrite en juin 2015, à l’origine du programme Transitions², exprimait deux idées. En premier lieu, celle d’un lien entre ces deux grandes « transitions » contemporaines, écologique et numérique. Mais aussi celle de la difficulté d’une telle liaison, que nous allions éprouver à chaque étape.

Cette série de billets tente de faire le bilan de la première année de Transitions² : qu’avons-nous réalisé et appris, qu’est-ce qui a changé et surtout, que devrions-nous faire demain – et d’ailleurs, qui sommes-« nous », à qui appartient Transitions² et comment en faire une « maison commune » ? Cette question s’adresse bien sûr aussi à vous, qui lisez ce billet et (nous l’espérons) le suivant…

> La suite sur InternetActu
> Le second article : Transition², un an après (2/2) : pas de transition écologique sans intention