Designing for desirable visions: pitfalls and challenges

A written contribution to the « Sens Fiction » exhibition that took place in Lille in 2020.

« Design can easily produce desirable imaginary visions that concretely engender nothing desirable. To go beyond this, it needs a new philosophy, which itself would be part of a political vision. It’s about awakening to the responsibilities that accompany the power of this practice, but not simply this, because everyone these days says that they are responsible. It’s more about questioning the outcomes and co-producing other outcomes (in a real situation, with the stakeholders involved), while mastering the path forward, to avoid the eternal commercial take-over, and leaving the field open to appropriations and re-uses. It’s about liberating the field from its sponsors, without working far beyond its purview. »

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«Seule l’imagination peut nous permettre de dépasser le mur de la singularité technologique et de l’effondrement»

Il arrive que des intellectuels, des hommes politiques, après avoir longtemps expérimenté sur le terrain et accompagné les processus d’innovation, finissent par faire un même constat : la transformation de nos modèles de société dépendrait moins d’un sursaut technologique ou décisionnel que d’un travail volontaire et plus affirmé sur nos imaginaires.

Aux côtés de Rob Hopkins, dont les thèses ont été à plusieurs reprises abordées dans ce numéro, c’est le cas de Daniel Kaplan, co-fondateur de la Fondation Internet nouvelle génération (FING) au début des années 2000 et de l’Université de la pluralité en 2019, dédiée à cet enjeu. Nous avons ainsi souhaité conclure ce numéro par ce grand entretien à propos de l’enjeu à la fois critique et déterminant du développement de nouveaux imaginaires pour les générations actuelles et au sein même de l’action publique.

L’entretien sur le site d’Horizons Publics (accès abonnés) >>

Introduction au dossier « Les nouveaux imaginaires de l’action publique territoriale » (pdf) :

Designer pour des imaginaires désirables: pièges et défis

Contribution (écrite et vidéo) à l’exposition « Sens Fiction », présentée lors de la manifestation Lille Capitale Européenne du Design, 2020.

Sens Fiction

« Le design peut sans difficulté produire des imaginaires désirables qui n’engendrentrien de désirable. Pour aller au-delà, il a besoin d’une nouvelle éthique, elle-même inscrite dans une vision politique. Il s’agit de prendre conscience des responsabilités qui accompagnent la puissance de cette pratique, mais pas seulement, parceque tout le monde aujourd’hui se dit responsable. Il s’agit de questionner les fins, de coproduire (en situation et avec les parties prenantes) d’autres fins, tout en maîtrisant le chemin pour éviter l’éternelle récupération marchande, et tout en laissantle champ ouvert aux appropriations et réutilisations. Il s’agit de se libérer des commanditaires sans pour autant travailler hors sol. »

Le texte et la vidéo sur le site de l’exposition >>

Pour un nouvel agenda du numérique au service de la transition écologique

A l’occasion de la sortie de « L’agenda pour un futur numérique et écologique », la Fing propose de changer de regard sur la place actuelle du numérique. Par Daniel Kaplan et Renaud Francou.

Lire l’intégralité dans Usbek & Rica, 17 avril 2019 >>

« La rencontre entre numérique et écologie est a priori difficile. L’écologie, construite en partie sur une critique de la croissance, se méfie des promesses d’innovations techniques. Elle met l’accent sur les impacts écologiques du numérique lui-même, tout en le considérant, pas tout à fait à tort, comme le symbole et l’outil de l’accélération des rythmes (de vie, d’innovation, d’obsolescence, etc.) et la mondialisation des flux (de matière, d’énergie, de déchets, etc.). De leur côté, les acteurs du numérique ont une perception d’eux-mêmes marquée par l’immatérialité et l’efficience, qui les amène parfois à se considérer écologiques par nature. Portés par une dynamique d’innovation permanente, ils voient d’abord les opportunités, et plus tard les risques.

L’agenda pour un futur numérique et écologique

« Si vus de haut, numérique et écologie demeurent encore trop éloignés, sur le terrain, le lien entre les deux s’enrichit : collectifs de citoyens-capteurs de la pollution de l’air ; passionnés de la faune et de la flore qui produisent et partagent des données sur la pollution de l’air ou les mouvements migratoires d’animaux ; initiatives fondées sur la culture open source pour fabriquer à plusieurs mains des machines agricoles, des véhicules propres ou des habitats auto-suffisants ; concepteurs de plateformes de partage ou d’échange d’objets, de véhicules ou de maisons, initiatives d’économie circulaire, réseaux alternatifs de production-distribution d’énergie ou alimentaire…

« En 2015, la Fing et un grand nombre d’acteurs (parmi lesquels l’ADEME, l’Iddri, Inria, GreenIT.fr, le Conseil National du Numérique, la communauté Explor’ables),  lançaient cette provocation, qui allait donner naissance à la dynamique Transitions : « La transition écologique est l’horizon indispensable de nos sociétés, la transition numérique la grande force transformatrice de notre époque. La première connaît sa destination mais peine à dessiner son chemin ; la seconde est notre quotidien, une force permanente de changement mais qui ne poursuit pas d’objectif collectif particulier. L’une a le but, l’autre le chemin : chacune des deux transitions a besoin de l’autre !  Et pourtant leurs acteurs évoluent trop souvent dans des sphères séparées, sans réaliser la puissance transformatrice qu’aurait leur convergence. (…) »

Lire l’intégralité dans Usbek & Rica, 17 avril 2019 >>

« Boulofictions » : 4 articles pour penser le futur du travail au temps des robots

« Au sein du projet collaboratif Work +, développé dans le cadre de l’Université de la Pluralité, Daniel Kaplan a mené une réflexion sur le futur du travail à l’heure de la cohabitation avec les robots. Un travail que l’auteur a souhaité partager avec les lecteurs d’Usbek & Rica en lui donnant la forme d’une série de 4 articles publiés sous le titre « Boulofictions ». »

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L’économie circulaire, projet technologique ?

couverture-recueilContribution aux
3e Assises de l’économie circulaire,
27-28 juin 2017

Dans son roman 2312, Kim Stanley Robinson imagine que le chemin d’évolution de l’Humanité passe par l’occupation et la « terraformation », sous des formes très diverses, de la quasi-totalité des planètes du système solaire (ou de leurs lunes). Les déplacements sur de longues distances se font dans des astéroïdes creusés, mis en rotation pour y créer de la gravité et transformés en écosystèmes autonomes, chacun avec sa thématique : champêtre, aquatique, désertique, etc.

La technologie-clé dans ce monde est celle de la création d’écosystèmes, une forme d’« écologie synthétique » comme il existe aujourd’hui une biologie synthétique. Ces écosystèmes sont tous autonomes, ils ne cherchent pas à croître mais à ne dépendre d’aucun autre apport extérieur que la lumière du soleil. La croissance se réalise en occupant de nouveaux espaces.

Bien évidemment, cette option ne nous est pas aujourd’hui accessible, même si l’on sait que plusieurs entrepreneurs qui ont fait fortune dans le numérique ont tourné leur regard vers l’occupation humaine de la Lune et de Mars. Mais le roman de Robinson, dont on connaît l’engagement écologiste, nous invite à réfléchir sur la relation entre la technologie et l’écologie, notamment telle qu’elle s’exprime dans les récits de l’économie circulaire.

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Article « Faire converger les transitions numérique et écologique »

Article paru dans Responsabilité & Environnement, Annales des Mines, n° 87, Juillet 2017

« La transition écologique est un horizon incontournable pour nos sociétés, la transition numérique est, quand à elle, la grande force transformatrice de notre époque. La première sait raconter son but, mais peine à dessiner son chemin ; la seconde est notre quotidien, une force permanente de changement, mais qui ne poursuit pas d’objectif collectif particulier. L’une a le but à atteindre, l’autre le chemin à emprunter : chacune de ces deux transitions a besoin de l’autre ! Et pourtant, leurs acteurs évoluent trop souvent dans des sphères séparées, sans réaliser pleinement la puissance transformatrice qu’aurait leur convergence. 
Comment dès lors faire converger ces deux grandes transitions contemporaines ? »

Par Damien Demailly et Mathieu Saujot,  Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI), Renaud Francou et Daniel Kaplan, Fondation Internet Nouvelle génération (Fing)

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Fing : 17 ans de liberté

Le 31 décembre 2016, j’ai cessé de diriger la Fing et passé le relais à Jacques-François Marchandise. Ce courrier pour remercier les membres, les amis, les partenaires et l’équipe de la Fing.

Quand je regarde le chemin parcouru depuis que nous avons créé la Fing, une chose me frappe d’abord : depuis 17 ans, nous sommes libres. Pendant ces 17 ans, la Fing a travaillé sur les sujets qu’elle a choisis et publié ce qu’elle a voulu. Elle a inventé ses métiers, ses activités, ses méthodes. Elle a respecté ses valeurs, à commencer par l’indépendance, l’ouverture, le caractère collectif et public de ses travaux.

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