Durable et Ouvert, des liens à construire

openmodelsforsustainability-170308071528-thumbnail-4Contribution de Daniel Kaplan à l’ouvrage Open models for sustainability (2016), coordonné par Louis-David Benyayer, en collaboration avec le programme Transitions².

 

Pourquoi, alors que tant de gens intelligents et souvent sincères y travaillent, progressons-nous si peu vers une réelle transition écologique ? Parce que nous ne parvenons pas à faire changer les systèmes, nous n’en changeons que les extrémités. L’extrême technicisation du champ de l’environnement apparaît par exemple comme une impassee, parce qu’on n’a jamais opéré de grande transition sur la base de calculs rationnels. Mesurer, compter, calculer, n’a rien de négatif bien sûr, tant que cela ne nous devient pas l’objectif à la place de l’objectif…

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Transitions : les 7 leviers de la révolution numérique

Article paru dans Internet Actu le 29 avril 2015

Quand on évoque l’apport du numérique à nos sociétés, on dit souvent qu’il est une révolution en observant surtout certains de ses effets, particulièrement sa capacité a favoriser la collaboration… Pourtant, son rôle « capacitant » n’est qu’un des aspects de l’action du numérique, qui ne doit pas nous faire oublier les autres : sa capacité d’optimisation, sa capacité à « cognitiser » le monde comme le dit Kevin Kelly, à le rendre ouvert et transparent, à le rendre agile, à renforcer l’innovation…

Dans le cadre du travail de prospective sur les Transitions qu’elle vient de publier, la Fing distingue 7 leviers numériques qui, à des degrés divers, nous semblent aujourd’hui à l’oeuvre partout où le numérique remet en cause les ordres établis : optimal ; soft ; smart ; distribué / capacitant ; open ; disruptif ; agile.

Autant de moyens de mieux comprendre sur quoi agit le numérique. Ce qu’il transforme, ce qu’il remet en cause.

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Self Data : quels services pour quels usages ?

Article de Marine Albarede, Renaud Francou, Daniel Kaplan, Sarah Medjek, Manon Molins, issu du projet MesInfos de la Fing, paru dans Internet Actu le 26 mai 2015

> L’article intégral

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« Que se passerait-il si, demain, les organisations partageaient les don­nées personnelles qu’elles détiennent avec les individus qu’elles concernent, pour qu’ils en fassent… ce qui a du sens pour eux ? Quels usages, quelles connaissances, quels services, quels risques aussi, pourraient émerger si les individus disposaient, non seulement du contrôle, mais de l’usage de ces données ? »

Ces questions, à l’origine du programme d’expérimentation MesInfos (@Expe_MesInfos) de la Fing, lancé en 2014, font toujours sens, parce qu’elles évoquent notre mise en capacité à agir avec des données, que, trop souvent, les grands acteurs collectent par devers nous, sans nous offrir de grands moyens d’action sur elles. C’est tout l’enjeu du programme Mesinfos : explorer des idées de services, de valeurs et d’usages du « retour » des données personnelles aux individus.

La Fing vient de publier le bilan de ces 2 ans d’expérimentation dans un livret qui rappelle, les enjeux, les pistes, revient en détail sur l’expérimentation elle-même, met en lumière les perspectives et les défis de ce qu’elle a appelé, le « self data » . A cette occasion, nous avons voulu vous faire partager la matière même de ce programme, c’est-à-dire les services imaginés par cette expérimentation, car ils permettent de saisir très concrètement ce que le self data déplace : faire des données de chacun le coeur d’une relation entre individus et organisations, pour que cette relation soit basée sur la confiance plutôt que sur la prédation.

Soutenir l’innovation hétérodoxe

flyingcars1Comment utiliser une (petite) part des nouveaux investissements d’avenir pour financer des projets hétérodoxes, dérangeants, inattendus. Article de Daniel Kaplan paru dans « Le Monde »(30 mai 2013)

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Texte intégral : « A côté de l’innovation technologique, qui demeure bien sûr importante, une autre innovation monte en puissance et c’est bien souvent elle qui change la vie et reconfigure les marchés (…) »

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Prospective : « L’oeuvre des promesses »

couv_cahiers_qn_2013_flipbookIntroduction de la publication prospective « Questions Numériques » de la Fing, édition 2013, sur le thème des « Promesses ».

Par Daniel Kaplan et Jacques-François Marchandise.

Publiée dans Internet Actu le 21 février 2013.

> L’article intégral

Depuis qu’il se propose au monde comme support de la « troisième révolution industrielle », le monde du numérique n’est pas avare de promesses. A un moment ou à un autre, ses gourous, ses industriels, les institutions, ont annoncé la fin des crises et celle du travail, la paix sociale et mondiale grâce au miracle de l’échange et de la compréhension réciproque entre les hommes, une démocratie revitalisée, l’accès des pays les moins avancés au développement, l’avènement d’une conscience mondiale face aux défis environnementaux…

… Mais avant de lever les yeux au ciel devant tant de naïveté, demandons-nous d’où viennent ces promesses, qui les entend, ce qu’elles produisent – et admettons que, ce faisant, nous nous tendons aussi à nous-même un miroir.

Digital Privacy Revisited – To Protect and to Project

couvprivacyDaniel Kaplan
Fyp Editions, 2010

> Available as eBook (Kindle)

> Paper in ReadWriteWeb: « To Protect and to Project: Another Take on Digital Privacy » (October 2012)

Never before in our networked societies has the subject of personal data and privacy protection been so hotly debated. And never have so many methods been employed to capture and use personal data. Never have there been so many that have published so much about themselves online…
Paradox? Lack of awareness? Hypocrisy? Or emergence of a new way to defend and exercise freedom, which we protect only in order to better project ourselves towards others, to the world?

“The value of privacy is that it enables us to go public!”

This book offers new keys to understanding the relationship between computer science, freedom, privacy and identity. It proposes to replace a defensive approach to identity and privacy with a strategic approach. The aim is to share powerful technology, and equip individuals to the same degree as the services and organizations that want to learn more about them.
The book explores new avenues, new tools, sometimes new rights, to grant privacy its true value: the ability to choose and control one’s public life.

Ta ville, trop smart pour toi

Article intégré dans l’ouvrage Internet peut-il casser des briques ?, republié dans Internet Actu le 2 octobre 2012.

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> L’article intégral

La « ville intelligente » se propose aujourd’hui comme une sorte de solution miracle, capable de produire une ville à la fois plus sûre, plus attractive, mieux gérée et plus durable. Ses promoteurs ont raison de dire que l’information constitue aujourd’hui un actif sous-exploité au service du développement urbain. Mais ce potentiel ne se réalisera qu’en dépassant les trois impasses conceptuelles des « smart cities », telles qu’on les pense aujourd’hui : la priorité aux services, l’approche de la ville comme un « système » à optimiser, et l’occultation des enjeux de pouvoir.

Au début 2011, plusieurs grands maires européens montaient sur les estrades pour annoncer avec fierté leur nouveau programme innovant : la « ville sans contact ». Les industriels qui les accompagnaient à la tribune voyaient très bien de quoi il s’agissait : en gros, de l’utilisation de puces d’identification NFC, qui peuvent en effet être lues rien qu’en les approchant d’un capteur, pour accéder à toutes sortes de service urbain. Mais l’on imagine assez bien la réaction d’un citoyen ou d’un élu un peu plus candide : ah bon, c’est bien que la ville soit désormais « sans contact » ? Naïvement, on aurait cru le contraire…

Bien sûr, les maires ne voulaient pas dire ce qu’ils ont dit ; mais ils l’ont dit. Pourquoi ? Parce que toute l’industrie leur a mis ces mots dans la bouche. Sans non plus penser à mal. Mais sans jamais trouver en leur sein un seul consultant, chercheur, patron, qui les retienne.

Il y a là matière à nous faire réfléchir à la manière dont la technologie s’offre aujourd’hui en réponse aux plus complexes, aux plus politiques des défis économiques et sociaux. Et il n’y a guère plus politique que la ville. (…)

Open Public Data: Then What?

In the Open Knowldege International Blog, Daniel Kaplan, Director of Fing (the Next-Generation Internet Foundation, France), explores three possible futures for Open Public Data, and suggests ways to ensure that we are moving in the best direction
(January 31, 2011)

« We tend to assume that the opening up of public data will only produce positive outcomes for individuals, for society and the economy. But the opposite may be true. We should start thinking further ahead on the possible consequences of releasing public data, and how we can make sure they are mostly positive. »

> Part 1: 3 scenarios for the future of Open Public Data

> Part 2: Maximizing potential and avoiding pitfalls

Open Data: The dominant, happy story

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The dark story of Open Public Data

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Data Fatigue: Failing to engage

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Repenser l’internet des objets

Un dossier en trois partie paru dans Internet Actu en 2009, qui reste d’actualité. Synthèse en guide de provocation :

« L’ internet des objets »  ne mérite pas son nom. D’une part, parce que la mise en réseau des objets se réalise aujourd’hui en silos – applications, services, organisations –, ce qui n’a rien à voir avec l’interconnexion généralisée qu’incarne l’idée d’inter-réseau. Ensuite, parce qu’au contraire de l’internet depuis son origine, il ne porte en général aucune vision transformatrice. Enfin, parce qu’il ne fait (encore ?) rien de bien intéressant aux objets.

Mais peut-on imaginer de porter le fer de l’internet au cœur du système des objets, du système industriel ? Comment, et pourquoi faire ?

Une série de trois articles [lire la 2e partie et la 3e] sur la perspective de l’ internet des objets, ce qu’elle dit ou pourrait dire de l’avenir des réseaux, du numérique – et des objets.

Innovation : Appeler, et non anticiper, les usages !

Anticiper les usages est devenu le nouveau credo de l’innovation. Pourtant, force est de constater que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Et si plutôt que des les anticiper, nous nous efforcions de les rendre possibles !

Article paru en 2006 dans Internet Actu.

L’article fait référence à une « version longue » qui n’est plus en ligne. La voici donc en téléchargement sous le titre « Technologie habitée ».