La fiction pour débattre de la prospective spatiale

« En juin 2018 s’est tenu le premier débat public et participatif autour de l’éthique de l’exploration spatiale, organisé par Space’ibles, l’observatoire de prospective spatiale du CNES (Centre national d’études spatiales). Futuribles s’est associé à l’exercice en alimentant la réflexion au moyen de courtes fictions présentant divers scénarios d’évolutions possibles dans le domaine spatial, n’ayant pas tous les mêmes conséquences sur le plan éthique. Daniel Kaplan, qui a menéa cet exercice, présente ici les différentes fictions proposées : « Mars à tout prix » ; « Les gardiens de l’espace » ; « Les Terriens d’abord » ; « L’embarcadère de l’arche spatiale ». Il montre également l’intérêt du recours à la fiction pour alimenter les débats relatifs à l’éthique de la conquête et de l’exploration spatiales. Enfin, il présente les premiers résultats de ce débat participatif et les suites qui pourraient en découler. »

Retrouver l’article dans la revue Futuribles >>

Daniel Kaplan, « La fiction pour débattre de la prospective spatiale – Point sur une expérimentation », Futuribles, n° 430, mai-juin 2019

Interview : comment construire de nouveaux imaginaires et une vision stratégique ?

Entretien avec Corinne Moreau et Dominique Karadjian de l’agence Backstory, pour le site Imaginer demain, paru le 29 janvier 2019.

« J’ai lancé dans un premier temps Le projet Imaginizing The future, un néologisme qui veut dire « rendre imaginable » . Ce projet a pour vocation d’appuyer la production et la détection de travaux imaginaires sur le futur, dans un contexte  multiculturel international et surtout multidisciplinaire (prospective, sociologie des sciences et techniques, recherches sur l’innovation radicale, design, arts). Très vite, je m’aperçois que d’autres personnes en France et à l’étranger ont, heureusement, une idée relativement proche : des laboratoires, des auteurs de science-fiction qui imaginent d’autres pensables, des artistes… L’enjeu était donc que je ne rajoute pas ma voix seule à ce mouvement mais au contraire que j’accompagne la mise en place d’un réseau international pour que ces artistes et entrepreneurs venant d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud puissent travailler ensemble et enrichir la prospective par une approche moins occidentale et cartésienne. J’avais conscience qu’ils ne seraient pas d’accord sur le futur qu’ils désirent. Mais l’idée est d’en faire une fonction plutôt qu’un problème : les réunir afin de créer cet espace permettant de faire émerger d’autres récits écrits avec leurs mots, leurs histoires et leurs propres conceptions du futur. (…) »